Si
on regarde une peinture de Monet pour la première
fois, tout semble bien aller ensemble pour faire une seule
image. Mais regardez-la une deuxième fois, et restez
un peu plus près pendant plus longtemps. Il se
peut que la peinture ne soit pas si simple cette fois
: on voit toutes les couleurs, les lignes, les points,
et les parties qui font seulement une peinture quand elles
sont toutes ensemble.
Moi, j’ai trouvé que ce phénomène
n’est pas unique aux peintures ; c’est ce
qui se passe en regardant l’Union Européenne
aussi. Au premier coup d’œil, ça peut
ressembler à une union parfaite, mais en réalité
c’est plus qu’une grande région sur
la carte. Le papier ne peut pas parler, donc moi je crois
qu’il faut penser aux adhérents de l’Union,
de leurs histoires et leurs cultures, avant qu’on
puisse mieux la comprendre. Après avoir fait cela,
on voit que la carte est un peu plus compliquée
: il y a beaucoup de frontières, de montagnes,
de langues différentes qui divisent l’image.
Pour moi, l’Union Européenne représente
le potentiel. Elle me montre le potentiel d’obtenir
un équilibre entre l’unité et l’individualité.
Le but de l’Union, c’est d’établir
un environnement où les pays peuvent travailler
et fonctionner ensemble. Peut-être qu’on n’y
est pas encore, mais on a certainement fait du progrès
vers cet état grâce à l’établissement
de l’Euro et l’abolition du besoin d’un
passeport pour aller entre les pays. Maintenant, avec
les crises financières mondiales, on espère
que l’Union pourra agir comme un parapluie, dans
un sens: tous ces pays devront travailler ensemble pour
qu’on ne devienne plus mouillé par les problèmes
d’un autre. Bien qu’elles soient horribles,
d’une autre façon les crises peuvent montrer
les meilleures qualités des gens, des gouvernements,
et des pays quand il faut venir ensemble pour vaincre
quelque chose.
En même temps, pour pouvoir travailler ensemble
effectivement il se peut que des sacrifices soient nécessaires.
Donc le vrai but pour les pays, c’est de garder
leurs propres cultures pendant qu’ils participent
à l’Union. Ils ont tous de riches histoires,
leurs propres langues, leurs cuisines typiques, leurs
coutumes. Le Français vient des mêmes racines
que l’Espagnol, mais les deux langues ne sont pas
du tout les mêmes. Un Français ne voudrait
pas abandonner son foie gras pour le plat « poisson
et frites » de l’Angleterre, et je suis sûre
que la réciproque est vraie aussi ! Dans la peinture,
ce sont les lignes, les points, et les couleurs qui la
rendent unique ; ce sont les frontières de la carte,
aussi importantes que l’image elle-même. Cette
difficulté d’équilibrer effectivement
est universelle; elle peut s’appliquer à
toutes les préoccupations de la vie. Moi, je l’ai
vue au lycée, où l’on veut toujours
être un individu, mais on veut être un membre
du groupe en même temps. Comment peut-on faire tous
les deux à la fois ? Ensemble, nous pouvons le
découvrir : c’est ce que l’Union Européene
me dit.